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Printemps des Études, 24–25 septembre : un stand, et un atelier autour de quatre retours d'expérience
Nous serons au Printemps des Études, au Palais des Congrès de Paris (Porte Maillot), les 24 et 25 septembre 2026. Nous y tiendrons un stand — venez nous y voir, y compris pour nous contredire.
L'atelier. Le 24 septembre de 16h à 17h, salle 352A, Laurent Florès anime l'atelier « Synthétique : quatre retours d'expérience », dans le cadre des Ateliers Expertise Benchmark. Le principe est simple : pas de démonstration produit, quatre praticiens qui racontent ce qu'ils ont réellement fait, en expliquant ce qui a marché et ce qui n'a pas marché.
Autour de la table : Florence Hussenot, dirigeante d'Adwise · Guillaume Valicon, co-fondateur d'Airpanel · Thibault Geenen, CEO France d'Unguess · Bruno Walther, CEO d'Imagine all the people.
Pourquoi ce format. Au congrès ESOMAR de Valence, début septembre, l'intelligence artificielle était partout. Son usage le plus visible n'est pas celui qu'on attendait : c'est l'entretien assisté par IA, où un modèle conduit la conversation avec des répondants bien réels. On ne mène plus vingt entretiens, on en mène plusieurs centaines : le qualitatif passe à l'échelle.
Les levées annoncées le disent mieux que les discours : Conveo a annoncé 50 millions de dollars le 2 septembre, pendant le congrès ; Listen Labs revendique 100 millions levés depuis ses débuts. Verso et d'autres occupent le même terrain. Ces annonces témoignent de l'intérêt des investisseurs, et d'un marché qui commence véritablement à répondre présent.
Le synthétique, lui, était dans toutes les conversations — personas synthétiques, jumeaux numériques, données synthétiques. Beaucoup de discussions, et beaucoup de confusion. Les mêmes mots servent à désigner des choses différentes, et les promesses vont souvent plus loin que ce qui a été mesuré.
Ce que demandent les acheteurs n'est ni de l'enthousiasme ni du rejet. Ils demandent trois choses très concrètes : qu'on clarifie les usages, qu'on explicite les méthodes, et qu'on leur donne assez de visibilité sur la méthode pour qu'ils puissent juger eux-mêmes de la calibration. C'est une exigence ancienne de notre profession, et ils peinent à l'obtenir sur ce sujet.
C'est pourquoi nous publions ce que nous publions : nos réponses aux vingt questions d'ESOMAR, y compris sur ce que nous ne savons pas encore faire ; nos travaux de validation ; et notre insistance à séparer les définitions plutôt qu'à les confondre.
Quatre documents publiés avant le congrès ESOMAR
Le congrès ESOMAR s'ouvre demain, les 2 et 3 septembre. Nous y serons. Nous avons voulu que ce que nous avions à dire soit lisible avant : posé par écrit, avec les chiffres et la méthode qui permettent d'en juger.
Nos réponses aux vingt questions. ESOMAR publie une grille de vingt questions qu'un acheteur devrait poser à tout fournisseur d'études fondées sur l'intelligence artificielle. Nous y avons répondu publiquement, question par question, y compris sur ce que notre méthode ne sait pas encore faire. En nous relisant, nous avons trouvé trois affirmations de nos propres pages qui ne tenaient pas : nous les avons corrigées, et la note de position dit lesquelles.
Ce qu'un acheteur peut vérifier. Une note de position soutient que calibrer un panel synthétique n'exige pas de posséder un panel privé, et qu'une origine des données que l'acheteur peut vérifier vaut mieux qu'une performance qu'il doit croire sur parole.
Le chiffre que le marché lit de travers. « 85 % » est devenu le raccourci du secteur pour dire que les répondants synthétiques fonctionnent. Ce n'est pas 85 % d'exactitude : c'est 85 % de la cohérence que les mêmes personnes atteignent avec elles-mêmes lorsqu'on les réinterroge. La nuance change ce que l'on peut raisonnablement acheter.
Un test que chacun peut refaire. Le dernier document propose une méthode simple pour mesurer si des répondants simulés se ressemblent trop entre eux, en la comparant aux réponses des mêmes personnes réinterrogées — ce sont elles qui donnent au chiffre son échelle. Elle fonctionne à partir de données publiques et ne coûte rien. Nous l'appliquons à notre propre panel comme aux autres, et nous en publions les résultats. On y trouve aussi ce que nous nous étions engagés à rendre public dans notre réponse à la question 5, quel qu'en soit le résultat : la réanalyse d'un modèle spécialisé entraîné par une autre équipe, qui ne nous a pas convaincus d'en adopter un.
Ces quatre textes sont en anglais. Method over Magic.
Tribune dans Adweek — « Pour éviter les pièges de l'IA, devenez un directeur marketing hybride »
François Bazini et le Dr Laurent Florès signent une tribune dans Adweek. Leur point de départ : l'IA rédige aujourd'hui des plans marketing impeccables. C'est précisément ce qui devrait nous inquiéter.
François Bazini, d'abord. Formé en France et aux États-Unis, ancien consultant en stratégie au BCG, il a dirigé le marketing chez Danone Canada, chez PepsiCo — à New York puis à Londres — et chez Suntory, où il pilotait des portefeuilles de marques de spiritueux et de boissons à l'international. Il écrit sur la façon dont les marques se construisent d'un pays et d'une culture à l'autre.
Le constat. Donnez à un grand modèle un marché, des chiffres et une ambition de croissance : en quelques minutes, vous avez un plan complet, une lecture de la concurrence, des recommandations. Le ton est sûr de lui, la forme est irréprochable. Autrefois, une idée faible se reconnaissait à sa maladresse. Aujourd'hui, elle arrive bien habillée.
Quatre pièges. Le modèle résume, il ne tranche pas : il décrit très bien un marché, mais ne dit pas ce qui compte, ici, pour cette marque-là. Il aime la nouveauté : nourri de ce que le web célèbre, il propose des lancements et des extensions là où il faudrait choisir — beaucoup de mouvement, aucun cap. Il séduit : les idées les plus enthousiasmantes sont souvent celles qui abîment le plus l'économie de la marque. Et il imite sans comprendre : il recopie la recette d'un concurrent en oubliant ce qui l'avait rendue possible — d'autres marges, d'autres clients, d'autres circuits de distribution.
Le directeur marketing hybride. Il ne s'agit pas de se passer de l'IA, mais de lui adjoindre du jugement. La machine apporte la vitesse, l'ampleur et la puissance d'analyse. L'expérience apporte le reste : savoir arbitrer, accepter de renoncer, et se souvenir — des lancements ratés, des extensions qui ont apporté de la complexité plutôt que de la croissance, des plans superbes qui n'étaient pas des stratégies. La méthode tient en trois temps : laisser le modèle écrire, l'interroger sur sa logique et ses hypothèses, puis décider soi-même.
Pourquoi cela nous parle. Chez FlashInsight, notre sujet n'est pas l'IA : c'est la décision marketing. Nous sommes convaincus que l'IA aide vraiment — et que l'avenir n'est ni tout à la machine, ni tout à l'humain. Il est hybride : un directeur marketing hybride, comme il y a désormais un chercheur hybride.
L'IA ne remplace pas le jugement : elle le rend plus exigeant. Quand tout arrive bien présenté, savoir dire non devient la compétence rare. Method over Magic.
À lire en entier dans Adweek — le lien est juste en dessous.
Couverture presse
FlashInsight valide ses panels de consommateurs synthétiques face aux « jumeaux numériques » de Columbia — à partir de données publiques uniquement
Une première validation indépendante confirme la solidité de la méthode d'échantillonnage de FlashInsight. D'autres vagues — et une édition européenne fondée sur l'open data — sont en préparation.
Paris, 30 juin 2026 — FlashInsight — solutions de market research synthétique développées par le Dr Laurent Florès — publie aujourd'hui les résultats d'une première validation de son panel américain face à Twin-2K-500, un jeu de données public de 2 058 vrais Américains diffusé par Columbia Business School (Marketing Science, 2025). Les personas synthétiques de FlashInsight — construits uniquement à partir de statistiques de population publiques — reproduisent les réponses réelles des consommateurs américains aussi fidèlement que les « jumeaux numériques » individuels de Columbia.
Ce que cela signifie, simplement. Un humain ne répond jamais deux fois exactement pareil ; ce niveau de cohérence définit la limite que toute prédiction peut atteindre. FlashInsight atteint le même niveau que les jumeaux de Columbia (corrélation de 0,83) — un résultat d'autant plus notable que les jumeaux de Columbia sont bâtis à partir des vraies réponses de chaque personne, là où FlashInsight n'utilise que des données publiques, sans répliquer aucun individu.
Au-delà des chiffres. Les personas synthétiques ne se contentent pas de coller aux moyennes : ils sont psychologiquement cohérents — leurs attitudes suivent les mêmes ressorts de personnalité et de valeurs que chez de vraies personnes. La méthode est donc fondée, pas fortuite.
Method over Magic. Nous n'avons copié personne : nous construisons des populations représentatives à partir de statistiques publiques, et elles se comportent comme de vraies gens. Cela valide notre façon d'échantillonner, pas seulement un panel.
La suite. Cette première vague sera suivie d'autres, élargissant les domaines testés. Et parce que la méthode ne requiert que des données ouvertes, FlashInsight prépare une édition européenne appuyée sur la richesse de l'open data européen — sans jumeaux numériques, qui exigent des données individuelles privées. Chercheurs, marques et partenaires intéressés sont invités à participer aux prochaines vagues.
Validé pour la recherche d'audience agrégée ; un complément, et non un substitut, au terrain réel sur une création donnée.
Référence académique : Toubia, O., Gui, G. Z., Peng, T., Merlau, D. J., Li, A. & Chen, H. (2025). Twin-2K-500: A Dataset for Building Digital Twins of 2,000 People. Marketing Science. arXiv:2505.17479 (CC BY 4.0).
Partenariat au Maroc — Insights House déploie FlashInsight
FlashInsight et Insights House, institut basé à Casablanca spécialiste de la compréhension fine des consommateurs marocains et africains, nouent un partenariat pour déployer le pré-test marketing par personas synthétiques sur le marché marocain.
La méthode ne change pas — des personas synthétiques calibrés, encadrés par un protocole rigoureux — mais elle est ici acculturée au consommateur marocain. Le calage s'appuie sur la statistique officielle (recensement du HCP), enrichie de sources institutionnelles (Bank Al-Maghrib, ANRT, CESE), et sur une étude de calage propriétaire menée par Insights House en 2026 — sur le rapport des Marocains aux marques, à la publicité, entre tradition, modernité et marocanité. Cette étude enrichit encore les personas synthétiques.
L'ensemble des outils est déployé : études quantitatives et qualitatives (entretiens individuels et focus groups synthétiques). Et les premiers clients sont déjà là — agences de publicité, annonceurs locaux et internationaux.
Porté côté marocain par Ainad Bachir (ex-VP Ipsos Canada, ex-DG Nielsen Maghreb, co-fondateur d'OpinionWay Maghreb), le partenariat illustre l'ADN de FlashInsight : une même méthode, déclinée marché par marché, avec ceux qui en portent la rigueur sur le terrain. Method over Magic.